Entretien avec Juan Alday, avant un éventuel choc entre Alix Collombon et la N°1 mondiale

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Entrée en lice ce mercredi d’Alix Collombon au tournoi WPT de Mijas. Son entraineur, Juan Alday Pizzi, véritable encyclopédie du Padel, a pris le temps de répondre à nos questions.

Entraineur très renommé sur le circuit professionnel du World Padel Tour. Il est notamment le coach de Marta Marrero, la N°1 mondiale ainsi que d’Alix Collombon et de Robin Haziza.

Peux-tu nous expliquer comment tu as découvert le Padel ? Ce sport a toujours été une évidence pour toi ? 

J’ai découvert le Padel en 1989. A ce moment là, je voulais sortir avec une fille. Cela m’a permis de découvrir le Padel, et j’en suis tombé amoureux. ..du Padel, pas de la fille ! 

As-tu toi-même été un grand joueur ? 

J’ai été joueur mais loin d’être le meilleur. Mon meilleur classement a été 25e en Argentine et 8e en Catalogne. (Remarque: Juan fait ici preuve d’une grande modestie car cela démontre déjà un excellent niveau). Vous n’avez pas besoin d’être un grand joueur, seulement d’avoir la passion d’entrainer et de partager. 

Tu fais partie des entraineurs très renommés sur le circuit. Comment s’est déroulée ton évolution et comment fonctionnes-tu ?  Combien as-tu de joueurs?…

Je suis dans le monde du Padel depuis 29 ans. Mon désir de toujours apprendre, de toujours essayer de m’améliorer m’a emmené à avoir la possibilité d’entrainer de grands joueurs. Avec chaque joueur, je travaille différemment selon ses besoins. Généralement, nous travaillons en groupe d’environ 15 joueurs et nous nous entraidons tous les jours. 

Vois tu une différence dans le Padel d’aujourd’hui par rapport à celui que tu as connu quelques années en arrière ? 

Il y a de nombreuses différences. Le dévouement, une meilleure professionnalisation, l’amélioration des raquettes, des balles et des terrains génèrent de nombreuses différences avec le Padel du début. 

Comment perçois-tu la saison de Marta Marrero et Martita Ortega pour le moment ? Le dernier tournoi a été gagné un peu plus facilement face à Ari Sanchez et Alejandra Salazar par exemple. 

Nous n’avons jamais eu la vie facile. Les 2 premières finales ont été remportées en 3 sets et quelques demis ont aussi été difficiles. Nous avons aussi perdu des matchs. Tout est très difficile et tout le monde s’améliore et monte en puissance durant la saison, même si je pense que nous nous sommes améliorés aussi. 

Le circuit est très fermé et les 2/3 meilleures équipes se rencontrent tous les 10/15 jours. Comment aborder un match face à des joueurs qu’on connait par coeur ? C’est d’autant plus le cas ici que lors des finales Ortega / Marrero face à Salazar / Sanchez, ce sont des anciennes partenaires qui se jouent entre elles. 

Dans le circuit féminin, il n’est pas rare que les matchs se répètent. Ce qui change ce sont les conditions de jeux avec un match en intérieur ou extérieur, un terrain lent ou rapide…Ces conditions de jeux peuvent plutôt favoriser une équipe plutôt qu’une autre sur un tournoi. Chaque match est différent et il est important de le vivre comme unique même si il est toujours possible d’analyser le dernier. Il est surtout important d’analyser les changements possibles en cas de défaite et continuer à avancer positivement en cas de victoire. 

Lors du tournoi d’Alicante, tu t’es retrouvé dans une situation étrange avec 2 joueuses de ton groupe qui se sont affrontées: Marta Marrero d’un côté et Alix Collombon de l’autre. Il est d’ailleurs possible que cela se reproduise ce jeudi en cas de victoire d’Alix au 1er tour. Tu as fait le choix de ne pas choisir et de rester en tribune. Comment as-tu vécu cela ? 

C’était un moment très inconfortable et c’était la première fois que cela m’arrivait mais tout le monde a su rester très professionnel et les filles ont fait un très beau match. 

Il y a de plus en plus de nationalités sur le circuit WPT. Tu es notamment le coach d’Alix Collombon et de Robin Haziza pour les français. Cela change quelque chose pour aborder les matchs ? 

Le plus compliqué pour Alix et Robin est de comprendre la culture du Padel mais le fait d’être sur place en Espagne les aide beaucoup. Ce sont 2 joueurs intelligents qui évoluent au quotidien et comprennent vite les choses. 

Alix Collombon est déjà N°30 mondiale après un peu plus d’un an sur le circuit. Le plus dur reste à faire ? Qu‘est ce qui la sépare des toutes meilleures actuellement ? 

La vérité est que ce que fait Alix n’est pas tout à fait normal. Aucune joueuse n’a autant progressé dans sa première année, et d’autant plus venant d’un pays sans la tradition Padel. Elle a besoin de continuer comme elle l’a fait jusqu’à maintenant, elle a besoin de plus d’expérience et sera surement capable de rivaliser avec les toutes meilleures même si cela est une lutte au quotidien. 

En dehors des pays classiques dans le Padel, quelles sont les nations qui, selon toi, peuvent prendre de l’importance dans les prochaines années ? 

Les pays qui travaillent le mieux pour leur évolution dans le Padel sont la France, l’Italie et à un degré moindre pour le moment, la Suède. 

A l’avenir, t’imagines-tu faire part de ton savoir ailleurs qu’en Espagne ou cela semble compliqué ? 

En fait, j’ai déjà entrainé des gens de partout dans le monde. C’est toujours un plaisir de pouvoir emmener le Padel dans n’importe quel autre pays. Le Padel se développe de plus en plus et ceux qui vivent dans ce milieu depuis longtemps voient cette évolution de façon très positive. 

jonathan

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